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Lundi 2 avril 2007
J’ai récemment assisté à une présentation/dégustation sur le thé, et je voulais vous faire part des informations, certes succinctes et basiques, mais nombreuses, que j’en ai retenu.
Que notre spécialiste, j’ai nommé Poupou en Guyane, se manifeste si ce billet s’avère truffé d’erreurs !
 
La présentation, faite par Vincent Low, diplômé de la « Lu Yu University of Tea » de Taiwan, avait lieu dans une maison de thé réputée de Singapour : la Yixing Xuan Teahouse (toutes les infos pratiques sont en pied de billet !).
 
 
J’y ai donc appris qu’il existe en réalité quatre sortes de thés qui proviennent d’une seule et même plante : Camellia Sinensis, qui a pour origine première et exclusive - je vous le donne en mille - la Chine.
Le plant peut donner des récoltes pendant des dizaines d’années sans s’épuiser ; néanmoins il faut attendre que sept années se soient écoulées afin de pouvoir procéder à la première récolte des feuilles.
 
Selon la partie de la plante utilisée on distingue donc quatre variétés : le thé noir, le thé vert, le thé blanc, et le thé Oolong. Evidemment, dans chacune de ces catégories on trouve des déclinaisons de thés très variées selon les méthodes et durées de torréfaction et de fermentation employées (ou non).
 
Le premier, le thé noir (appelé « hong cha », thé rouge en Chine), - le plus courant - est obtenu par la récolte de l’ensemble des feuilles de la plante. Elles sont alors fermentées (ou oxydées, ce qui leur fait perdre leurs propriété anti-oxydantes), torréfiées et fumées ; le thé obtenu est de couleur noire, pas de mystère.
Les feuilles sont ramassées à l’aide d’une machine, ce qui fait du thé noir le thé le plus abordable du marché (en outre, il représente 70% des thés torréfiés).
Ex : le Lapsong Souchong au puissant parfum de saucisse séchée fumé.
 
Pour le thé vert, on utilise uniquement les trois feuilles qui se trouve au sommet de la plante. Elles sont récoltées à la main. Les feuilles sont alors séchées sur feu très doux dans un wok.
Selon notre expert, un bon thé vert doit être de couleur verte, et non pas brune comme ceux, bon marché, que l’on peut trouver en supermarché. Il doit sentir l’herbe fraîchement coupée...
Le processus de fermentation n’ayant pas lieu dans la fabrication du thé vert, celui-ci est reputé pour son taux élevé en polyphénols qui lui confèrent des propriétés anti-oxydantes dont l’action est prouvée dans la lutte contre certains cancers et pour réduire la tension artérielle.
Ex : Lung Ching
 
Le thé blanc est le plus onéreux, et pour cause, les feuilles sont ramassées à la main pendant la période printanière exclusivement. C’est la seule et unique feuille (bourgeon) qui se trouve à l’extêmité la plus haute de la plante qui entre dans sa composition. La récolte est longue et fastidieuse.
Il serait encore meilleur à la santé que le thé vert, dont les feuilles, séchées au wok, subissent une oxygénisation leur faisant perdre de leur qualité.
 
Le thé Oolong est lui composé des grosses feuilles que l’on cueille à la base de la plante, également récoltées à la main.
Après l’étape de torréfaction, les feuilles séchées deviennent noires et « entortillées », faisant penser à des queues de dragon, ce qui leur vaut le surnom de « black dragon ».
La couleur du thé Oolong se situe entre celle du thé vert et du thé noir.
Il ne représente que 2% des récoltes totales de thé, et on ne le trouve que dans deux endroits bien précis et montagneux : dans le centre de Taiwan et dans le Fujian (région du sud de la Chine). Son prix est plus élevé que celui du thé noir. Partiellement fermenté, il est recommandé dans le cadre de régimes amincissants.
 
Enfin, il existe les thés aromatisés ou aux fleurs, qui ne sont pas de vrais thés selon V. Low, qui, pour être précis les nomme « flower tea » ou « scented tea ». Ils consistent en réalité à l’adjonction d’huiles essentielles et/ou de fleurs séchées (jasmin, rose, etc) à du thé noir ou vert.
 
Quant à la cérémonie du thé, elle se déroule de la manière qui suit :
 
* on ébouillante tout d’abord la théiere vide pendant quelques minutes ;
* après avoir jeté l’eau, on verse les feuilles de thé, puis de nouveau de l’eau que l’on jette immédiatement (elle a pour rôle de « rincer » les feuilles) ;
* on verse à nouveau de l’eau chaude dans la théière, on referme, et on arrose également l’extérieur afin que les arômes se développent ;
* on laisse infuser de 10 à 20 secondes selon les thés, et l’on sert ensuite dans les tasses traditionnelles. Il faut savoir qu’elles viennent toujours par deux.
Une première, étroite et haute, appelée « sniffer », dans laquelle on sert le thé avant de le verser dans une seconde tasse, plus basse et large. On respire les arômes dans la première tasse, vide, et on boit le thé dans la seconde.
 
 
En vrac :
 
* La théine (qui n’est autre que de la caféine) se dégage des feuilles une fois l’opération de torréfaction effectuée, de même que pour le café.
* Le thé le plus longuement torréfié est le moins bon à la santé.
* Les feuilles de bonne qualité peuvent être roulées à la main (les feuilles de thé sont alors présentées sous forme de petites billes), ce qui permet d’obtenir une meilleure conservation des parfums.
* Pour être dégusté à sa juste valeur, un thé ne doit pas être conservé plus de 2 ans (6 mois étant la durée maximale idéale).
* Plus la théière dans lequel le thé infuse est petite, meilleur il sera.
* Ne jamais nettoyer une théière : se contenter de la rincer à l’eau claire. Réserver une théière par sorte de thé.
 

Yixing Xuan Teahouse
30/32 Tanjong Pagar Road
Singapore 088453
Tel : 6224.6961
www.yixingxuan-teahouse.com (renseignements et vente de thé en ligne)
 
La présentation se fait en anglais ou en chinois, du lundi au samedi de 10h00 à 22h00 ; et pour un minimum de 5 personnes.
Les prix varient de S$15, 8 euros, (45mn : démonstration, dégustation de thé) à S$35, 17 euros (2 heures : démonstration, dégustation de thé et d’un menu composé de 7 plats chinois) par personne.
 
Le restaurant attenant à la « teahouse » permet de déguster des dim sum et autres plats chinois !
 

Edit : Plein d'infos sur le thé chez Ségolène ! Des articles très complets... cliquer ici !

par Cris publié dans : Singapour : à voir, à faire !
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Mercredi 28 mars 2007
C’est fini, on ne tient plus. C’est quoi ce pays où on crève de chaud hiver comme été, où on sue, on colle, on dégouline du soir au matin ?!
Elle a fini par passer, l’exaltation des premières semaines, la surexcitation de vivre en plein mois de mars sur le balcon, toutes fenêtres ouvertes de jour comme de nuit. Voilà, c’est dit, on a fini par craquer : la clim’ tourne désormais non-stop, ou presque, et on revit ! Il faut dire qu’on en était arrivé à un état larvesque proche de l’indécence.
 
C’est donc ça, le climat de Singapour, avec ses 30 degrés minimum et ses 85% d’humidité en moyenne, est propice au shopping - à l’abri dans les centres commerciaux desquels on ressort congelé - ; au lézardage au bord de dans la piscine, immanquablement ; et à la boulangerie !
Eh oui, imaginez le bonheur (allez, faites un petit effort) pour les pâtes qui lèvent en moins de temps qu’il ne faut pour le dire grâce à cette hygrométrie de folie ! Je sais, ça vous laisse rêveurs... :)
 
Bref, j’ai pris mon courage à deux mains, et après avoir pris la lourde décision d’arrêter la clim’ (malheureux ! pas de courant d’air et du chaud humide pour que la brioche lève !), je me suis lancée dans la préparation de cette brioche tressée (ou pas, d’ailleurs).
 
Rien de plus facile, il suffit de suivre la recette à la lettre (j’ai juste remplacé la levure fraîche par un sachet de 8gr de levure sèche de boulangerie).
L’opération la plus laborieuse étant le pétrissage (la clim’ est coupée je vous rappelle, et la température dans l’appart frôle désormais les 30 degrés), mais ça en vaut clairement la peine : la pâte n’en finit pas de lever, de gonfler à vue d’oeil, à la limite du débordement... 
 
 
Le résultat est à la hauteur des efforts fournis : une brioche aérienne, moelleuse, à la mie « filante », on en mangerait, hin hin.
 
 

 
Note : si par le plus grand des hasards l’un ou l’une d’entre vous sait où trouver de vraies bonnes brioches de boulangerie à Singapour je suis preneuse... j’ai été prise d’un élan briochesque, mais je doute qu’il se reproduise tous les week-end... uh uh
par Cris publié dans : Cuisine
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Mercredi 21 mars 2007
Me revoilà enfin avec mon truc bizarroïde… eh oui, il s’agissait bien d’un fruit !
Un salak même, appelé également « snake fruit » de par son aspect marron et écailleux, un peu comme la peau d’un serpent, donc.
 
 
Le fruit pousse en grappe à la base de certains palmiers que l’on trouve en Malaisie et en Indonésie, et plus généralement à Bali.
 
La peau, ou coque, a la même consistance que celle du litchi, peu épaisse, mais cassante.
Une fois écalée, on découvre alors trois lobes, à l’apparence et à la consistance de grosses gousses d’ail, et renfermant chacun une graine.
 
 
L’odeur qui se dégage du salak encore recouvert de sa peau n’est pas franchement perceptible, mais une fois épluché, impossible de la rater. Ne nous méprenons pas, rien à voir avec l’affreux durian tout de même... L’odeur qui se dégage du salak est indescriptible, pas franchement agréable, légèrement fumée, et tenace !
 
 
Quant au goût... rien de transcendant en effet, il est léger, et heureusement... à mi-chemin entre la banane pourrie trop mûre, le durian encore vert ; un léger parfum de levure en plus...
Il faut dire aussi que j’ai sans doute un peu trop attendu pour découvrir l’intérieur de ce drôle de truc... tout le haut du fruit était en état de pourriture avancée (d’où ce goût de levure fermentée peut-être, me direz-vous) !
 
 
Bref, il semblerait qu’on le consomme habituellement frais et cru, parfois chaud dans un sirop nature. Je suis tombée sur un site qui proposait même d’en faire des tartes... mais je ne suis pas sûre de m’y risquer ! (et pourquoi pas un crumble au durian aussi ?!)
 
Dommage que le salak ne puisse pas se contenter d’être joli, j’en aurais bien exposé dans mon salon, en guise de coloquintes... !
 
par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Mardi 13 mars 2007
par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Vendredi 9 mars 2007
 
J’ai été surprise de voir récemment ce panneau... et depuis, je me demande combien de papis et mamies ont eu l’idée saugrenue de tenter de traverser à l’endroit précis de cette avenue pour que les autorités singapouriennes décident de mettre en place une telle indication...
 
 
par Cris publié dans : Bizarreries singapouriennes
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Mardi 6 mars 2007
Depuis maintenant deux semaines - le 18 février pour être exacte, avènement de l’année du cochon - que ce soit dans la rue, les centres commerciaux, les marchés, les temples et même les bureaux, en lieu et place des pétards pékinois, on assiste ici à de bruyants spectacles.
 
On les entend arriver de loin. Des pick-up chargés de musiciens et de danseurs sillonnent la ville, et s’arrêtent régulièrement pour gratifier les intéressés d’une cérémonie à la vocation bien précise.
 
En effet, dans le but de chasser les démons et éviter les désastres pour l’année à venir, tambours et cymbales résonnent pour donner le rythme aux deux hommes déguisés en lion (un pour la tête, l’autre pour l’arrière du corps), et dont la parade dure environ trente minutes.
La danse du lion est censée apporter richesse, prospérité et bonheur pour la nouvelle année.
 
 
Pas de doute, elle sera prospère au Tekka Market de Little India !
 

 
P.S. : merci à Frankie de s’inquiéter de notre sort... tout va bien ici !
 
Le séisme de ce matin, dont l’épicentre se trouve à Sumatra, a été ressenti ici aussi... assez violemment pour certains, il est passé inaperçu pour d’autres (moi !). Contrairement à l’Indonésie, aucun dégât à signaler à Singapour il me semble.
par Cris publié dans : Singapour : à voir, à faire !
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