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Dimanche 7 janvier 2007
Singapour, "the fine city", le pays des interdits et de l’amende...
 
Entre autres interdictions, celle de fumer dans les lieux publics (climatisés, restaurants, centres commerciaux, taxis...), sous peine de devoir payer une amende de 1000 dollars singapouriens (S$), environ 500euros.
Quel bonheur quand on vient de Pékin, où votre voisin vous souffle sa fumée de cigarette dans le nez non-stop, partout, et sans scrupule aucun.
Ici on est surpris quand une odeur de tabac vient vous chatouiller les narines... dans la rue.
 
Eh oui, parce que les seuls endroits où il est donc possible d’en griller une sur cette île, ce sont les lieux extérieurs et certains pubs/boîtes.
Mais même dans la rue, fumer a une condition. Il ne s’agit pas d’abandonner son mégot encore incandescent sur le trottoir (S$500) : on l’écrase d’abord dans l’un des cendriers prévus à cet effet au-dessus des poubelles publiques avant de l’y jeter.
 
Vous l’avez compris, le fumeur n’est pas roi à Singapour.
 
Alors aux intoxiqués que ces interdictions et amendes ne suffisent pas à faire décrocher - sans parler du prix prohibitif du paquet de cigarettes (entre S$10 et 15, 5 à 8 euros) -, le gouvernement en rajoute une couche !
Sur tous les paquets de cigares et cigarettes en vente sur le territoire singapourien, on découvre des images censées avertir du danger de fumer : des bouches en décrépitude, des poumons et des gorges touchés par le cancer, des membres atteints de la gangrène, etc. (le lien ici, mais je vous préviens, c’est assez sanguinolant !).
 
 
Enfin, dans la catégorie des substances reconnues comme « nuisances constantes », est également interdite la consommation de chewing-gum (en mâcher dans les lieux publics : S$1000, 500 euros, d’amende).
 
Pour remédier à l’angoisse du truc vert englué et filant sous la tong (officiellement pour mettre fin au problème des portes des rames du métro qui restaient collées après que les lycéens se soient amusés une paire de fois à y laisser leur chewing-gum...), le gouvernement de Singapour a trouvé une solution plutôt radicale : en interdire l’importation et la vente !
Il reste malgré tout possible d’en acheter dans les pharmacies sur présentation de son passeport, et officiellement pour raison médicale...
 
Y a pas à dire, le lobby du chewing-gum n'a pas l'influence de celui du tabac !
 
 

Quelques interdictions diverses et variées, passibles d’une amende à Singapour :
 
- cracher par terre : S$30 (15euros), ce qui n’empêche pas les singapouriens de renifler bruyamment, avant d’avaler...,
- jeter des détritus : S$1000 (500euros),
- manger ou boire dans les lieux publics et dans le métro : S$1000,
- traverser hors des passages piétons : S$50 (25euros),
- importer des documents à caractère pornographique (le magazine Play boy est interdit),
- posséder/consommer de la drogue : jusqu’à 10 ans de prison et/ou amende de S$20 000,
- revendre de la drogue : peine de mort,
- les plus insolites : uriner dans un ascenseur, « les portes se fermeront automatiquement en attendant l’arrivée de la police » ; et pris en flagrant délit de non-tirage de chasse d’eau dans les toilettes publiques, il vous en coûtera S$150, et jusqu’à S$1000 supplémentaires en fonction de l’importance de ce que vous aurez oublié de faire disparaître...
... etc.
par Cris publié dans : Bizarreries singapouriennes
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Mercredi 3 janvier 2007
En direct de la ville du lion, de l’île à la forme de diamant, du pays du durian et de l’orchidée, du paradis du shopping et du food-court à ciel ouvert...
 
A toutes et à tous, je souhaite une excellente année 2007 !!
 
Je découvre, j’explore, je visite - plus d’appartements que de sites touristiques pour le moment - et je reviens vous raconter très vite !
 
Singapour, janvier 2007, McDo' local sur Boat Quay...
(le retour du hamburger au riz !)
 
par Cris publié dans : Au quotidien
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Samedi 23 décembre 2006

 

Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année
et vous retrouve sans faute en 2007 !
 
    
Reims, place Drouet d'Erlon, décembre 2006.  
 
        
par Cris publié dans : Morceaux de France
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Mardi 12 décembre 2006
L’année dernière à la même date nous étions au restaurant The Courtyard, un incontournable de Pékin… cette année c’est dans un restaurant français que j’ai soufflé ma 27ème bougie !
 
Il fallait être motivé hier soir pour sortir, -2 degrés à Pékin, et le ciel nous serait tombé sur la tête que ça n’aurait pas été pire... indice de pollution 4b sur 5 - ou 6, mais ça ne fait plus grande différence à ce niveau là ; j’ai arrêté de chercher ce que signifie le b, je préfère ne pas savoir finalement ! -.
 
 
C’est donc dans une ambiance apocalyptique que nous nous sommes rendus chez Gourmet, mais ça en valait la peine.
Le restaurant est tenu par un couple de francais, lui et son accent toulousain chantan’ sont en cuisine ; il nous a assuré tout faire lui-même, et on en doute pas.
 
 
 
Le foie gras maison est divin, la version poêlée était semble-t-il délicieuse, la cuisse d’oie confite fondante, les coquilles saint jacques à point, et le dos de loup en feuille de brick croustillant et parfumé comme il faut.
 
 
 
Présentation soignée, portions copieuses et généreuses dignes des tables authentiques du sud-ouest, service rapide et efficace, le tout sur des airs d’Henri Salvador.
 
Côté desserts, riz au lait façon grand-mère (qui s’est avéré être plutôt un gâteau de riz), délicieux nougat glacé maison au citron confit, l’éternel fondant au chocolat, crème brûlée, pain perdu... et pour les réfractaires, assortiment de fromages !
La carte des vins vaut le détour elle aussi.
 
 
 
Gourmet est définitivement une très bonne adresse à Pékin !

Gourmet Restaurant
A14 Warehouse Complex
Nanxincang, Dongsishitiao
Dongcheng District, Beijing
东城区,东四十条南新仓
 
Tel. : 6409.6832
 
Menu à 90RMB, à la carte (entrée, plat, dessert et vin) compter 400RMB par personne.
par Cris publié dans : Restaurants
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Mardi 5 décembre 2006
Une pause dans mes cartons, je sors faire quelques courses, et je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer mon appareil photo... (elle est floue, la photo ; j’ai du faire vite, le magasin était truffé de petits gardes en uniforme-casquette à dorures-ceinture serrée au dernier cran qui n’auraient sans doute pas fait de mal à une mouche, mais quand même).
 
Bref, venons-en au fait, les Ferrero Rochers de son Excellence l’Ambassadeur ont de la concurrence !
 
 
En cherchant un peu sur internet, je me suis rendue compte que cette histoire était loin d’être récente, mais également loin d’être réglée !
 
Allez, pour une fois j’étoffe.

Devant le succès que Ferrero a connu en s’implantant en Chine au début des années 80, une entreprise chinoise, Factory One (pas très réactive sur ce coup là puisqu’elle a quand même attendu 1990), a décidé de profiter du créneau et de copier les fameux rochers au coeur de noisette et nutella.
Qui dit copie, dit même packaging, mêmes symboles, même emballage doré... mais pas tout à fait le même nom. Ces faux rochers sont distribués sous la marque Jinsha (pour laquelle Ferrero n’avait pas eu l’autorisation d’enregistrer ses fameux rochers 10 ans plus tôt), puis Trésor Doré.
 
Lorsque Factory One tente une première fois d’enregistrer ses rochers sous la marque Jinsha, le bureau d’inspection des marques lui interdit : le nom est certes différent, mais le produit trop semblable aux célèbres Ferrero qui font un carton sur le marché local.
Soulagement pour les Italiens. Momentané !
 
En 2002 les Chinois tentent une nouvelle fois d’enregistrer leurs rochers contrefaits via leur joint-venture Montresor sous le nom Jinsha Trésor Doré. Ils obtiennent alors l’autorisation de les commercialiser sous le nom Trésor Doré.
 
En 2005 Ferrero assigne Montresor en justice pour concurrence déloyale, et perd son procès : la Cour (chinoise ?) estime que puisque le nom est bel et bien different, il n’est nul question de concurrence, le consommateur peut parfaitement faire la différence entre les deux produits. Ah.
 
L’article d’où je tire ces informations ajoute que Ferrero a récemment (janvier 2006) fait appel de cette décision auprès de la Cour de Tianjin et a gagné et obtenu réparations !
Oui, enfin, a gagné...
 
Les rumeurs courent toujours comme quoi Montresor n’auraient pas payé les indemnités dues à Ferrero, et l’article émet même l’hypothèse suivante : « il est possible que les produits à l’origine de l’infraction soient encore disponibles sur le marché ». Sans blague ?! :)
 
Ferrero a donc gagné ce procès, ce qui paraît tout à fait normal, mais les résultats de cette décision semblent ne pas suivre ni s’appliquer correctement... c’est ça la Chine !
 
Et après tout... avec Trésor Doré, « les soirées de l’Ambassadeur sont toujours réussies », ça ne sonne pas si mal, non ?
 
 
Cris, traqueuse de concurrents déloyaux.
 

Sources : Briffa et Haworth & Lexon Law.
 
Pour ceux qui lisent l’espagnol, le célèbre « pinches chinos » référence quelques perles copiées par les entreprises chinoises.
 
Et vous devriez aller faire un tour chez Elodie, je viens de voir qu’elle a dégoté une nouvelle perle !
par Cris publié dans : Bizarreries chinoises
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Vendredi 1 décembre 2006
 
 
Pour Hélène...
par Cris publié dans : Au quotidien
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