Mùtiányù, c’est une partie de la Grande Muraille.
Celle-ci est beaucoup moins fréquentée que Bādálĭng, le point de rencontre de tous les cars de touristes chinois et étrangers.
Aux moments de l’année les plus fréquentés ("golden week" précisément), cela devient infernal : on se retrouve à suivre pas à pas son voisin de devant, à se faire pousser par ceux qui suivent, et à attendre parfois plusieurs minutes pour pouvoir avancer lorsque le passage se fait plus étroit !
Il faut alors jouer des coudes, résister au brouhaha des haut-parleurs des guides accompagnant les groupes, éviter les marchands ambulants et anticiper la destination du crachat de son voisin... comme parcours de santé, on a vu mieux.
Alors cette fois-ci, avec Seb et Aline toujours, nous avons décidé d’aller explorer un autre endroit de la Muraille, plus typique, plus paisible, j’ai nommé Mùtiányù.
Nous n’allions pas attaquer cette excursion le ventre vide.
Alors après un peu moins de deux heures de route depuis Pékin, nous rejoignons un restaurant... de poisson.
Le principe ne semblait pas évident de prime abord : pêcher sa truite pour pouvoir la manger ensuite. Et effectivement... il faisait froid, les poissons n’étaient pas affamés, nous n’avons donc pas été très patients, et c’est finalement à l’épuisette que nous avons attrappé notre repas, bien plus efficace !
Après avoir choisi le mode de cuisson (grillées au barbecue) de nos 2 truites dodues (2 kilos au total) et sélectionné, crus, les légumes que nous allions voir arriver cuisinés peu de temps après sur la table...
Nous observons un instant notre « sauveur à l’épuisette » vider les poissons. Les nombreux chats de la maison attendent, prêts à bondir pour dérober une arrête ou un autre morceaux sanguinolent.
Quelques cacahuètes, un thé bien chaud... et arrivent nos poissons, entiers, merveilleusement grillés et agrémentés d’herbes et d’épices, ainsi que des aubergines caramelisées, de la pomme de terre râpée mi-cuite, des brocolis à l’ail... un vrai festin !
Le temps passe vite, 14h00 déjà, il est grandement l’heure de rejoindre la Muraille si nous voulons rentrer avant la nuit.
Nous empruntons alors un chemin de montagne caillouteux qui part du restaurant.
Une petite heure de marche, et nous atteignons l’une des portes de la Muraille. Nous y voilà.
Nous sommes quasiment les seuls à escalader cette partie du mur, et c’est particulièrement appréciable.
Je dis bien escalader, car les marches sont vraiment de taille démesurée !
Rapidement nous apercevons les téléphériques, puis un véritable circuit... celui des « luges ».
A nous la descente infernale ? En fait non, à l’aide du « frein a main » chacun glisse à son allure.
C’est ainsi que nous regagnons le parking, bordé de nombreuses échoppes de souvenirs, et par lequel les touristes débarquent.
Une balade qui sort des sentiers battus donc. C’était la première fois que j’appréciais vraiment une balade sur la Muraille. A refaire sans hésitation !
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