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Vendredi 13 avril 2007
Vous étiez plusieurs à avoir la bonne réponse... mais c’est Ptinem qui remporte la palme !
 
Le chiku - prononcer chikou - est originaire d’Amérique du sud (principalement du Mexique, du Belize et du Guatemala), où on l’appelle communément sapotille ; zapotilla en espagnol, tzapotl en aztèque (manilkara zapota de son nom botanique).
 
Le sapotillier était l’arbre sacré des Mayas ; et aujourd’hui encore, la sève récoltée de son tronc fournit le « chicle », un latex blanc qui est à la base de la fabrication des chewing-gums.
 
 
En Asie, où elle est arrivée avec les premières colonies au tout début du 19ème siècle, on retrouve la sapotille sous plusieurs noms (tsiko, sawu, lamoot, etc), le plus commun étant chiku (écrit aussi chikoo ou ciku) ou sapota.
 
De la taille d’un kiwi, sa peau est très fine, de la consistance et de la couleur de celle d’une pomme de terre, légèrement rugueuse.
Le chiku se consomme un peu blêt, il est alors mou et tendre. Encore vert, la sensation est désagréable, le fruit est très tanique et le latex colle à la bouche.
 
 
Bien mûre, la pulpe, finement granuleuse (elle rappelle un peu la poire), est alors fondante, peu juteuse, mais très sucrée et parfumée ; elle rappellerait un peu le goût du caramel...
Coupée dans le sens de la longueur comme on le ferait pour un avocat, on la déguste à la cuillère, après avoir retiré les graines noires, de forme ovale et applatie.
 
Le chiku est habituellement consommé cru, en salade de fruits, en purée, ou en jus, mais aussi en confiture, pâte de fruit, sorbet ou crème... !
 
 
Bon week-end à tous !
Moi je file, et vous raconte tout la semaine prochaine...
par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Mercredi 21 mars 2007
Me revoilà enfin avec mon truc bizarroïde… eh oui, il s’agissait bien d’un fruit !
Un salak même, appelé également « snake fruit » de par son aspect marron et écailleux, un peu comme la peau d’un serpent, donc.
 
 
Le fruit pousse en grappe à la base de certains palmiers que l’on trouve en Malaisie et en Indonésie, et plus généralement à Bali.
 
La peau, ou coque, a la même consistance que celle du litchi, peu épaisse, mais cassante.
Une fois écalée, on découvre alors trois lobes, à l’apparence et à la consistance de grosses gousses d’ail, et renfermant chacun une graine.
 
 
L’odeur qui se dégage du salak encore recouvert de sa peau n’est pas franchement perceptible, mais une fois épluché, impossible de la rater. Ne nous méprenons pas, rien à voir avec l’affreux durian tout de même... L’odeur qui se dégage du salak est indescriptible, pas franchement agréable, légèrement fumée, et tenace !
 
 
Quant au goût... rien de transcendant en effet, il est léger, et heureusement... à mi-chemin entre la banane pourrie trop mûre, le durian encore vert ; un léger parfum de levure en plus...
Il faut dire aussi que j’ai sans doute un peu trop attendu pour découvrir l’intérieur de ce drôle de truc... tout le haut du fruit était en état de pourriture avancée (d’où ce goût de levure fermentée peut-être, me direz-vous) !
 
 
Bref, il semblerait qu’on le consomme habituellement frais et cru, parfois chaud dans un sirop nature. Je suis tombée sur un site qui proposait même d’en faire des tartes... mais je ne suis pas sûre de m’y risquer ! (et pourquoi pas un crumble au durian aussi ?!)
 
Dommage que le salak ne puisse pas se contenter d’être joli, j’en aurais bien exposé dans mon salon, en guise de coloquintes... !
 
par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Mardi 13 mars 2007
par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Lundi 27 novembre 2006
Appelé aussi kalamansi, calamondin, « acid orange », « philippine lime », agridulce, « panama orange », et j’en passe !... ce minuscule agrume est produit dans le sud est de l’Asie, et plus particulièrement aux Philippines où il est très populaire.
 
En Amérique du nord - mais aussi en Chine ! vous vous souvenez ? - le calamondin est principalement un arbuste ornemental.
 
Pour les détails physiques, le calamansi est un tout petit citron vert, à peine plus gros que le pouce. Sa peau est très fine, sa chair plutôt orangée, et on y trouve souvent une multitude de pépins.
Il a l’odeur particulière et délicate de la clémentine, son goût est partagé entre celui du citron et de la clémentine, acide, et certains considèrent qu’il est mi-chemin entre la clémentine et le kumquat.
 
 
On le retrouve à peu près partout dans la cuisine philippine où il a un rôle primordial. Il accompagne principalement les plats à base de poisson et de porc, agrémente certains desserts, mais on en fait également du jus, des sirops, des sodas, des cocktails (vodka+sucre), de la marmelade, des bonbons, du condiment, du concentré etc...
 
On peut apparemment congeler les calamansi entiers, et les utiliser ensuite comme glaçons dans les boissons, dans le thé glacé... avec quelques degrés de plus, allez 20 au bas mot, j’en rêverais !
 
Enfin, il serait également très efficace pour retirer les tâches d’encre, apaiser les piqûres d’insectes, soigner les maladies respiratoires, contribuer à renforcer les os, etc... et comme déodorant corporel !
 
Il a tout bon le calamansi ! :)
par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Mercredi 22 novembre 2006
Au fond il s'agit bien d'un kiwi... mais que sont donc ces petits fruits qui nous viennent - encore - du pays de Relly ?
(profitez-en, il semblerait que blogspot soit de nouveau accessible depuis la Chine...)
 

 

par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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Vendredi 17 novembre 2006
Bravo à Anne, Brigitte, Laurange et Caloue qui ont trouvé la bonne réponse ! Et merci à Relly de ne pas avoir lâché le morceau. :)
Bilou qui s’attendait au pire risque d’être déçu... les chinois n’ont rien détourné cette fois, et je n’ai pas fait d’expérience farfelue !
 
Ces drôles de petites choses pourpres à la forme pyramidale sont en effet des graines d’achiote (du nahuatl « achiotl »), appelées aussi roucou, rocou, ou annatto, et issues d’un arbre, le rocouyer (« annatto tree »).
 
 
L’achiote - prononcer « atchioté » - trouve ses origines en Amérique : connu depuis toujours dans la cuisine mexicaine ; les peaux-rouges l’utilisaient, eux, pour leurs peintures corporelles (d’où leur nom, hehe).
 
Aujourd’hui il est un colorant reconnu partout dans le monde sous le nom moins exotique d’E160b ; toujours utilisé dans la préparation de base des plats mexicains (la cochinita pibil dans le sud est du pays - Yucatán, Campeche, Quintana Roo - parmi tant d’autres !) ; et désormais employé comme condiment aux Philippines...
 
Plus près de chez nous, ajouté à l’eau de rinçage de la croûte du fromage, il donne au Livarot sa jolie couleur orangée !
 
Enfin, dans le commerce, on le trouve sous forme de graines, de poudre ou encore de pâte ; et on lui prête plusieurs vertus (en dépit de son pouvoir allergène) : antioxydant ; antibactérien ; antivomitif, antinauséeux ; vermifuge ; il protège des rayons ultraviolets ; soigne les affections et brûlures de la peau, les piqûres d'insectes, apaise les maux de tête, etc...
 
Alors à vos peintures de guerre !
 

par Cris publié dans : Fruits et produits d'Asie
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