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Mardi 12 décembre 2006
L’année dernière à la même date nous étions au restaurant The Courtyard, un incontournable de Pékin… cette année c’est dans un restaurant français que j’ai soufflé ma 27ème bougie !
 
Il fallait être motivé hier soir pour sortir, -2 degrés à Pékin, et le ciel nous serait tombé sur la tête que ça n’aurait pas été pire... indice de pollution 4b sur 5 - ou 6, mais ça ne fait plus grande différence à ce niveau là ; j’ai arrêté de chercher ce que signifie le b, je préfère ne pas savoir finalement ! -.
 
 
C’est donc dans une ambiance apocalyptique que nous nous sommes rendus chez Gourmet, mais ça en valait la peine.
Le restaurant est tenu par un couple de francais, lui et son accent toulousain chantan’ sont en cuisine ; il nous a assuré tout faire lui-même, et on en doute pas.
 
 
 
Le foie gras maison est divin, la version poêlée était semble-t-il délicieuse, la cuisse d’oie confite fondante, les coquilles saint jacques à point, et le dos de loup en feuille de brick croustillant et parfumé comme il faut.
 
 
 
Présentation soignée, portions copieuses et généreuses dignes des tables authentiques du sud-ouest, service rapide et efficace, le tout sur des airs d’Henri Salvador.
 
Côté desserts, riz au lait façon grand-mère (qui s’est avéré être plutôt un gâteau de riz), délicieux nougat glacé maison au citron confit, l’éternel fondant au chocolat, crème brûlée, pain perdu... et pour les réfractaires, assortiment de fromages !
La carte des vins vaut le détour elle aussi.
 
 
 
Gourmet est définitivement une très bonne adresse à Pékin !

Gourmet Restaurant
A14 Warehouse Complex
Nanxincang, Dongsishitiao
Dongcheng District, Beijing
东城区,东四十条南新仓
 
Tel. : 6409.6832
 
Menu à 90RMB, à la carte (entrée, plat, dessert et vin) compter 400RMB par personne.
par Cris publié dans : Restaurants
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Jeudi 24 août 2006
Je ne vais pas vous mentir, dès que j’ai eu en main le Lonely Planet « best of Shanghai », je me suis empressée de jeter un oeil, non pas à la rubrique « visites et musées », mais à celle consacrée aux restautants (le pire c’est que j’assume entièrement).
Shanghai, cette ville si moderne, le « Paris de la Chine » disent-ils, on allait bien réussir à se mettre sous la dent autre chose qu’une soupe de nouilles !
 
Le That’s Shanghai ne nous a pas été d’une grande aide. Contrairement à notre That’s Beijing où l’on peut trouver une description (même très succinte) de chaque restaurant, l’édition de Shanghai ne livre aucun autre détail que l’adresse en vrac de l’établissement. Peut mieux faire.
 
Nous avons donc jeté notre dévolu sur un restaurant que conseillait le Lonely Planet : « Cuisine continentale / fusion », et sans beaucoup plus de détail nous avons réservé une table, en oubliant de préciser le plus important : nous la voulions près de la cuisine, entièrement vitrée, afin de pouvoir assister au spectacle.
Pas de chance, ce soir là tout était réservé (comme souvent apparemment), et nous nous sommes retrouvés à l’écart de la « scène », au grand dam de Chris.
 
  
Ce restaurant, c’est le T8, niché au coeur d’une shikumen, presque caché dans une des ruelles de Xintiandi.
Dans un cadre cosy-zen, décor minimaliste, lumières tamisées, mobilier en bambou, nous avons pris le temps de savourer la cuisine aux multiples saveurs du chef australien, Stephen Wright.
 
 
Ce n’est pas seulement un très bon restaurant.
Le T8, c’est aussi un bar qui sert des cocktails un peu inhabituels, alors en guise d’apéritif nous avons dégusté de délicieux mojito à la fraise et daïquiri à la mangue (frais, les fruits). La carte des vins est également impressionnante de par le choix et la variété proprosées (les prix le sont aussi, impressionnants !).
 
Dans l’ordre, dans le texte, et donc in english : « tataki of sesam crusted tuna with daikon radish », « caramelized salmon with green mango and longans », « slow-cooked lamb Sichuan high pie », « milk feeded veal tenderloin, spring truffles, chicken cinnamon bread », et enfin la  prodigieuse « chocolate addiction platter » que j’aurais préféré ne pas avoir eu à partager (!).
 
 
 
Tout était parfait, raffiné, les saveurs et parfums étonnants et associés de façon irréprochable, les portions généreuses (pas comme ailleurs...).
 
Allez on lui accorde une étoile. Avec une présentation un poil plus spectaculaire et davantage d’originalité au niveau des textures - moins « comme à la maison » quoi -, on lui en aurait presque donné une deuxième ! :)
 
Il est évidemment très fortement conseillé de réserver, et d’avoir la présence d’esprit de demander une table près de la cuisine « ouverte ».
 
 

T8
No.8 Xintiandi North Part Lane
181 Tai Cang Road 
200021 Shanghai
中国上海市太仓路181弄新天地广场北里8号,200021
 
Tel: +86-21-6355 8999
 
Menu à 650RMB hors boisson (environ 65 euros) et 1200RMB vins inclus (environ 120 euros).
 

Ca vaut ce que ça vaut : le T8 a été sélectionné par le magazine américain « Conde Naste » pour faire partie des meilleurs 50 restaurants au monde (ils n’ont pas du faire le tour de nos restaurants étoilés - ou non, d’ailleurs - en France !), le seul de Chine à figurer sur la liste.
 
Le restaurant fait partie du Funchun Resort situé à Hangzhou, un complexe de luxe (hôtel, restaurant, golf, spa) qui accueille les particuliers et les entreprises (précisément dans le cadre d’incentives) dans un décor de rêve, apparemment !
 
Les Americains me font rire... le « Conde Nast Traveler » a récemment classé le Funchun Resort parmi les 116 meilleurs hôtels du monde. D’abord pourquoi 116 ? Et ensuite, c’est pas un compte rond ça !
par Cris publié dans : Restaurants
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Mercredi 10 mai 2006
Du laisser aller sur ce blog ? Comment ça ?? C’est l’été à Pékin, il fait bon, le niveau de pollution est descendu à 2 (niveau 5 dépassé début avril) et on a l’intention d’en profiter avant les grosses chaleurs de juin.
 
D’en profiter également pour tester de nouveaux restos... comme le Green T. House, dont la plupart des guides font l’éloge pour son décor, sa cuisine fusion aux mille saveurs, la présentation orginale des plats, mais personne ne parle de la qualité du service qui laisse vraiment à désirer, ni des prix astronomiques.
 
 
 
L’entrée est une immense porte qu’on ne soupçonne pas, peinte du même blanc que les murs. On n’entre pas au Green T. House comme dans un moulin.
C’est seulement après avoir sonné que la lourde porte s’entrouvre ; dans l’embrasure on vous demande si vous avez une réservation. Ouf de soulagement (mais nous ne savions pas encore), notre table nous attendait.
 
Il faut le reconnaître, le décor est original... mais je ne suis pas d’accord avec le That’s Beijing qui s’emballe en écrivant « like Alice stepping into the Mad Hatter’s Chinoiserie tea party ». Je trouve le cadre du Pure Lotus, par exemple, tout aussi étonnant et bien plus harmonieux et chaleureux.
 
 
 
L’entrée du Green T. House n’est pas particulièrement accueillante, spacieuse certes, mais justement, il faut rentabiliser tout cet espace laissé vide au profit de la déco !
A droite, tables et bancs en enfilade, minimaliste ; à gauche une table, une seule, pouvant accueillir une dizaine de personnes.
 
On nous installe à notre table, contre la vitre. Chouette, à nous le menu !
Une remarque, le chef a fait preuve d’inventivité sur l’intitulé des plats, et un bon point, le détail de chacun est très explicite sur la carte, heureusement.
 
Puff puff prawn (148RMB) pour Chris, When a fish is jumping in the river (138RMB) pour moi.
Petits choux peu recommandables à la pâte digne d’une mauvaise pâtisserie d’ici, farcis d’un mélange mangue, tomates, mayo, épices, crevettes... décevant à tous niveaux !
L’alliance de mes sashimis (d’un poisson blanc) sur lit de pétales de fleurs, sauce cocktail était originale, rien de plus.
En plat principal Gobi Lamb Chops Journey (210RMB) pour moi, Chris a choisi le Pure Pleasure - Green tea sea salt roasted sea bass. Fins, mélange d’épices savant et ingénieux, présentation très sympa, mais aussi très liiight.
La photo parle d’elle-même... !
 
 
Mes 2 petites côtes d’agneau et les 8 haricots verts de Chris stratégiquement alignés, nous ont beaucoup fait rire... jaune sur la faim fin.
 
Nous pensions nous rattraper sur le dessert avec ce Deepest, darkest, dangerest chocolate fondant (86RMB)... mais déception là aussi. Entre tous ces superlatifs trompeurs ils en ont oublié un vrai : « smallest ».
Très prétentieux donc comme intitulé pour voir finalement arriver un mini gâteau de couleur noir. On a bien cherché le goût du chocolat, mais on ne l’a pas trouvé !
 
 
Et puis ce n’est pas le genre de restaurant où l’on crie  « Fúwùyuááán, maidaaaaaan ! » (dans le langage populaire « serveuse, l’addition ! »), alors après avoir fait moults gestes, j’étais prête à prendre mon téléphone pour appeler l’accueil, lorsqu’à l’autre bout de la salle, une serveuse-oreillette-micro m’a enfin aperçue debout sur ma chaise.
 
Quelle expérience ce Green T. House, et quelle note : plus de 800RMB (plus de 80 euros) à deux, sans vins (pas de vin au verre évidemment), pour sortir de là la faim au ventre... nous ne sommes pas prêts à y retourner !
 
En y repensant, la carte étant découpée en quatre catégories de plats, plus les desserts, pour être rassasié il doit falloir choisir un plat de chaque, sans oublier une paire de bouteilles de vin à 1000RMB pour faire passer l’addition, parce que pour le coup, et comme dirait Hélène, ça risque de vous coûter un bras !
 

Green T. House
6 Gongti Xilu
Chaoyang District
Tel. 6552.8310
朝阳区 工体西路6 号
par Cris publié dans : Restaurants
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Dimanche 16 avril 2006
Pâques est enfin arrivée.
Alors qu’en France vous vous prépariez tous à aller savourer le gigot d’agneau cuisiné par belle-maman, et que des quantités incommensurables d’oeufs et de cloches en (bon) chocolat avaient été éparpillées dans les jardins et n’attendaient qu’à être récoltées...
 
Pendant ce temps là à Pékin...
 
  
En très bonne compagnie, nous faisions une orgie de champagne, de caviar, d’huîtres, de sashimis, de foie gras poêlé, de viandes diverses et variées, et de desserts ahurissants.
 
Allez, je me tais, regardez plutôt !
 
  
  
 
Le brunch du Saint Regis, l’un des plus luxueux hôtels de Pékin (et aussi le premier à avoir pu accueillir des étrangers dans la capitale), est une référence en la matière.
 
Il aura tout de même fallut que nous attendions Pâques pour l’expérimenter, et quelle déception de ne pas être venus plus tôt !
 
Un régal pour les papilles comme pour les pupilles, un service impeccable, un cadre charmant, sur un fond de musique live...
 
  
 
S’il était plus abordable, on y passerait bien tous nos dimanches...
 
Joyeuses pâques à tous !
 

The St. Regis Beijing
21 Jianguomenwai Dajie
Chaoyang District
Tel : 6460.6688
朝阳区 建国门外大街21号
 
Brunch tous les dimanches au Garden Court, 398RMB + 15% service.
par Cris publié dans : Restaurants
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Lundi 3 avril 2006
Un dimanche sous le signe de l'été.
 
Grand retour de la chaleur, du soleil, des arbres en fleurs et des terrasses pékinoises... un seul mot d’ordre : en profiter !
 
   
 
Déjeuner tardif à la terrasse du (nouveau) restaurant The Olive, situé sur Gongtibeilu, en face du Worker’s Stadium.
 
La carte est certes assez limitée, mais le taboulé aux légumes croquants (45RMB), servi tiède, était à la hauteur de nos espérances, et la tartine brie-tomate-jambon de parme-basilic (40RMB) au délicieux accent méditerranéen avait un petit goût de trop peu...
Les jus de fruis frais (25RMB) et smoothies (30RMB), variés, arrivent à point nommé.
C’en est fini des trottoirs poussiéreux et bruyants de Sanlitun, nous savons maintenant où aller boire un mocca (à tomber), un capuccino (30RMB) ou juste un véritable expresso (20RMB, environ 2 euros).